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chicaninos, bravo, il y a des phrases bien puissantes dan ton récit, mais la vrai question est: on va se voir
Par Ton Chicanos, le 26.09.2012
en fin le blog! bravo mon chicanos! je te embrasse fort là au le soleil ne brille jamais.
Par Ton Chicanos, le 23.08.2012
bouh... cher anonyme, merci de ton intérêt... mais n'hesite surtout pas à développer ton point de vue.. http:/
Par 25emeheure, le 08.04.2012
ta vie doit etre triste , j'ai meme de la peine pour toi.
Par Anonyme, le 08.04.2012
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Par Robinson, le 22.03.2012
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Date de création : 03.02.2012
Dernière mise à jour :
05.07.2014
63 articles
Bouh... La mort du romantisme acte 19...
... Transpercé par une flèche, ou “Esprits criminels”...
... Scène 3: Sacré Coeur...
Chaud comme la braise, le kiki aussi lisse que celui d’un nourrisson (une coupe ras des boules met toujours en valeur le sourire de popole... NDLR) et la tête remplie de haine envers la gente féminine, vous êtes parti à la rencontre de cette serveuse australienne, mignonne et bien roulée, avec en tête un scénario bien précis quant au déroulement de la soirée.
Parce que vous n’êtes pas un goujat, elle aura le choix.
Première possibilité: “Par derrière c’est moins cher. Mais par devant , c’est bien plus amusant”.
Et si cette perspective ne l’enchante guère, elle pourra se rabattre sur la deuxième option: “T’es australienne, vous nous avez mis une piquette en finale au rugby. Voyons voir si tu jouis comme un Wallaby.”
Bien entendu, la soirée s’est soldée sur la troisième possibilité. Celle que l’on ne nomme jamais, par crainte du mauvais oeil: une branlette en contemplant les chiottes.
L’ensemble du rendez-vous fut un fiasco. Sur tous les plans.
Le dîner, pour commencer.
Vous avez rendez-vous à 20h00 à Odéon. Arrivant sur place à 20h35, vous refusez systématiquement tous les restos qu’elle propose, pour finalement annoncer que vous n’avez pas très faim, et que manger liquide vous emballe nettement plus.
Trois pintes plus tard, la belle avance une possible ballade dans la douceur des rues de Paris, avec un crochet par les grands boulevards, qu’elle puisse ainsi récupérer son planning de la semaine.
Vous acceptez, car le mot “bar” sous-entend toujours “boire”. Pile ce qu’il vous faut.
Le léger vent frais vous éclaircit les idées, et sa compagnie se révèle vraiment agréable. Néanmoins, vous n’en perdez pas de vu le but premier de la soirée: exploser la boite de capotes flambant neuve qui pèse sur votre poche intérieure.
Et bizarrement, ça semble plutôt bien engagé: aux abords de la seine, elle vous prend la main, son pouce caressant doucement votre paume. Longeant la fraîcheur du fleuve, elle se livre à des confidences, abordant son enfance, son arrivée en France et ses déceptions sentimentales. Entre les filles et les garçons, elle a de quoi faire un monologue vraiment conséquent. La longueur de la liste se révèle même terrifiante, et vous décrochez après dix prénoms de chaque sexe. Mais vous l’écoutez avec un réel plaisir. Son récit vous sort de vos propres considérations, et c’est tout ce que vous pouviez espérer. Enfin, tout du moins pour débuter la soirée.
Le boulevard des italiens défile au rythme de ses paroles, laissant derrière vous le Paradis du fruit, Pizza Hut et le Patata Café. En passant devant le village Jouet-Club, vous évoquez votre neveu , et elle saute sur l’occasion pour questionner vos histoires sentimentales.
Tel un vieux singe expert en dissimulation de bananes, vous vous montrez suffisamment évasif pour qu’elle interprète votre réponse selon son envie:
-malgré les plaies dans mon coeur, je suis prêt pour un truc. Sérieux ou non... Juste un truc. Vivre, en fait. Tu veux des détails? Je te propose qu’on en discute sous tes draps...
Arrivent les grands boulevards, véritable fief de la miss.
Vous l’avez d’ailleurs rencontrée là-bas, noyant vos déboires conjugaux à la terrasse d’un pub irlandais. La demoiselle se distinguait des autres serveuses par son look rock and roll prononcé, galerie d’anneaux dans une oreille, petite boule chromé sous la lèvre inférieure et tatouage tribal sur l’épaule droite.
Faisant partie intégrante “du milieux”, elle connaît tous les serveurs et serveuses du boulevard.
Main dans la main, vous approchez doucement de son lieu de travail. Mais quand elle aperçoit le Hard Rock café, un vent de panique l’envahit et elle lâche subitement votre main, enfouissant la sienne dans sa poche. Ses meilleurs potes bossent là-bas, et elle n’a manifestement pas envie de s’afficher avec vous devant eux. La réaction peut se comprendre, mais la vivacité de son geste vous surprend tout de même.
Arrivés à bon port dans le bar où elle travaille, vous la laissez vaquer à ses occupations et vous installez tranquillement en terrasse, avec un cidre. La soirée s’est bien déroulée, et il vous reste juste le temps de prendre un dernier verre avec elle avant de vous mettre en route pour attraper le dernier train. Jambes tendues sous la table, avachis sur votre siège, vous goûtez paisiblement le retour dans ce monde où vous n’avez plus à être la doublure et le remplaçant de l’ex d’une pouffiasse.
La belle blonde vous rejoint, un mojito à la main, et la conversation reprend, toujours aussi agréable et légère.
Quand vous vous apprêtez à partir, la belle plonge dans vos yeux, et vous invite à continuer la soirée. Un de ses collègues est muté dans un autre établissement de l’enseigne, sur Pigalles, et il paie sa bouteille de vin rouge sur les pelouses du sacré coeur. Vous n’avez pas mis les pieds là-bas depuis deux bonnes années, et la demoiselle sous entend clairement qu’elle vous accueillera chez elle après la soirée. Un premier pas pour qu’elle vous accueille en elle.
Vous voilà dans un taxi en direction de la butte Montmartre, avec quatre australiens. Un crochet en chemin permet au petit groupe de “s’équiper” correctement: trois bouteilles, et de quoi rouler deux gros pétards.
Le trajet vous permet de prendre la mesure de ce que sera la soirée.
Pièce rapportée dans un groupe de collègues, vous les laissez discuter entre eux. Et grâce la vitesse à laquelle fuse leur dialogue, associée aux accents des différents protagonistes et à votre ignorance de l’argot australien, vous êtes rapidement largué. L’effort de concentration à déployer pour suivre la conversation est épuisant, et vous commencez dors et déjà à regretter de les avoir suivi.
L’arrivée sur le parvis de la basilique réserve également son lot de surprises.
L’édifice, au sommet de sa bute, regarde descendre deux majestueux escaliers, offrant aux promeneurs une remontée pédestre le long du funiculaire. Encadrant les marches, deux grandes pelouses s’étendent sur les côtés et renforcent le caractère apaisant et irréel des lieux.
Mais si en journée l’endroit est pris d’assaut par les touristes, cette nuit là, au bas des marches, une trentaines de racailles fument et picolent autours de deux berlines toutes portières ouvertes et le son à fond la caisse. Sur l’herbe, quelques couples vivent un moment romantique à la belle étoile étoiles bercé par NTM et Snoop Doggy Dog.
Assis sous un arbre, vous laissez les anglophones discuter et profiter de la vue magnifique qui s’offre à vous. La ville lumière s’étend à l’horizon et des centaines de point jaune ressortent sur la nuit, créant un tapis de constellation jaune en dessous du ciel étoilé. Rien que pour ça, vous avez bien fait de venir.
Une odeur piquante vous sort alors de vos pensées, et l’un de vos compagnons parlent français pour la première fois de la soirée.
- Tu fumes le shit? C’est de l’afghan...
Vous hésitez.
Si à une époque vous en consommiez quotidiennement, vous avez arrêté, n’infligeant plus que le supplice du goudron à vos poumons Vous prenez une taff de temps en temps, mais uniquement quand vous êtes de gens que vous connaissez depuis presque deux décennies et à qui vous accordez une confiance totale. Parce que désormais, à chaque fois que vous fumez, l’effet est immédiat. Et parfois dévastateur. Vous avez d’ailleurs en souvenir encore douloureux de votre séjour à Amsterdam trois plus tôt.
Parti avec votre meilleur pote et deux copines, vous avez vraiment cru que vous ne reviendriez pas vivant. Vous aviez laissé miss Pouf sur Paris, et sur place, l’objectif était simple: no limit pendant quatres jours. Tous les produits qui passaient porter devaient finir dans votre gosier. A part les putes, vous étiez parti pour tout prendre. Et vous l’avez fait. Champignons mexicains, herbes génétiquement modifié, alcool, tabac et quand miss Pouf vous envoyait des sms de merdes pour pourrir votre séjour, deux rails de TGV vous emmenèrent droit sous une douche froide avec le coeur au bord de l’explosion. Puis à moitié à poil à la fenêtre, votre palpitant cognait de toute ses forces pour se faire la malle et à aller se promener hors de votre poitrine. Passant le reste de la nuit prostré sur votre lit avec un Ipod sur les oreilles, vous avez vraiment cru faire un arrêt cardiaque. Les effets physiques étaient vraiment flippant, mais l’angoisse ne fut pas la partie la plus agréable pour autant. Depuis votre retour, vous évitez soigneusement les produits dopants.
Mais ce soir, les conditions sont différentes, et ce n’est pas du cannabis génétiquement modifié comme chez les hollandais. Et à part la musique de merde et les dialogues bas du front qui remontent le long des marches, le cadre est plutôt sympa et la soirée se passent relativement bien. Si vous devez finir au pieu avec la miss, planer rajoutera un peu de piment, vous porter le cône à vos lèvres et inhaler..
Erreur fatale.
Pas de doute, le chichon vient d’ afghanistan, et il a suivi un putain d’entraînement terroriste. Trois bouffées suffisent à vous exploser complètement la tête et vous partez sur orbite. Devant vos yeux, le monde tangue, vous ne savez plus ou vous habitez, et instantanément, vous vous renfermez sur vous-même. Le sang afflue à vos tempes, vous sentez petit à petit la température de votre corps chauffer, lentement mais sûrement. Trop déchiré pour vous concentrez, vous ne faites plus aucun effort pour suivre la conversation et ni essayer de formuler la moindre phrase en anglais.
Vous partez loin dans vos pensées. Trop loin. Tel un autiste, vous ne bougez plus espérant que les effets du joint passent rapidement. Perdant toute notion du temps, vous restez silencieux, les yeux dans le vide. Vous n’êtes plus qu’à l’écoute de votre corps, et il vous envoie toujours le même message: “t’as déconné, et tu vas le payer”. Des battements commencent à pulser un peu partout dans vos muscles, sous l’aisselle, dans une cuisse, derrière l’épaule. La spasmophilie s’invite dans la soirée.
La demoiselle se rappelle alors à vous. D’une caresse dans le dos, elle vous allonge dans l’herbe, puis engage une tentative pour “jouer les ados”. Elle passe sa main le long de votre visage et commence une séance de soupe de langue.
Vous réussissez roulez trois patins. Pas un plus. Il vous faut impérativement vous redresser, car les éléments autours de vous refusent de se stabiliser devant vos yeux. Sujet à des bouffées de chaleur, vous prenez de grandes respirations, et remplissez vos poumons jusqu’au bord de l’explosion. Puis vous expirez l’air très lentement, pour abaisser votre rythme cardiaque, et empêcher par tous les moyens la panique de vous gagner. Car la dernière fois que votre corps s’est emballé comme ça, c’était au Pays-Bas, et l’ombre de cette nuit commence à se profiler.
Avec la fatigue et l’alcool, tout est réuni pour gagner le gros lot: un bad trip sur-puissant, rapide et violent.
Mais tout de même moins violent que de la baston générale qui éclate en bas. Les trente bonhommes commencent à se taper dessus, d’abord avec les pieds et les poings, puis avec des bouteilles. Les injures fusent et les coups pleuvent. Au milieu de tout ça, la musique s’arrête. Les portières claquent, deux moteurs rugissent et les berlines noires filent vers la gauche juste quand des gyrophares apparaissent sur la droite.
L’arrivée des flics dispersent les combattants, à quelques têtus près, désireux d’en découdre avec des uniformes.
Cet épisode complète votre bad trip et convoque le seul élément qui manquait pour vraiment mal finir: la parano.
Après les effets psychologiques du cannabis, vous sentez les effets physiques. La bouche de plus en plus sèche, vous savez que vous avez une haleine de cow-boy. Alors quand la demoiselle recommence à vouloir vous fouiller les amygdales, vous n’êtes pas forcément à l’aise. Elle vous embrasse allongé dans l’herbe comme de jeunes tourtereaux, mais comme un jeune garçon pré-pubère, vous n’osez pas la toucher et garder vos bras figés le long du corps. En réalité, Il n’y a que votre langue qui bouche.
Et ainsi vint l’apothéose: une odeur de pisse vient vous caresser les narines en même temps que le clapotis d’un liquide, tout proche. A trois mètres sur votre droite précisément, là où quatre clochards viennent s’installer pour finir la nuit. L’un deux, debout le zob à la main, invective ses compagnons de lui laisser le fond de la bouteille. Certes il ne font rien de mal, mais leur apparition tient du surréalisme. Surtout quand il agite la dernière goutte au vent.
Le glamour à son comble, et vous n’êtes plus du tout “dans la soirée”. Vous avez juste envie de rentrer. Et elle le sent. Tout le groupe le sent. Vous avez l’impression d’être de trop. Mais les premiers métros ne partiront que dans deux heures. Alors quand ils suggèrent de terminer dans un bar à deux pas, vous les suivez. Direction le O Sullivan, à côté du métro blanche.
Et re-belote. Ils parlent trop vite, vous êtes toujours complètement perché, et le peu de mots que vous parvenez à formuler est mal interprété. D’une discussion sur vos goûts musicaux, vous arrivez à parler de films pornos, et les quatre personnes en face de vous toisent avec un regard médusé. Le fiasco est totale lorsque vous rassemblez suffisamment vos esprits pour comprendre leurs paroles. Ils sont tout simplement en train de se foutre de votre gueule.
Deux heures plus tard, la bouche pleine de chewing-gum menthos, goût menthe polaire spéciale spéciale haleine de phoque, vous embrassez une dernière fois la belle blonde, conscient que vous ne monterez pas chez elle et surtout que vous ne la reverrez jamais, au vu du fiasco complet de la fin de soirée.
Vous rentrez chez vous par le premier train, au petit matin, et passez la moitié de jour de repos sous la couette, à vous promettre que plus jamais vous ne prendrez la moindre substance illicite. Comme toutes les promesses, vous la briserez trois jours plus tard, une paille dans le nez au dessus de la cuvette des chiottes d’un autre pub irlandais.
La soirée fut pourrie, la boite de capote est toujours pleine, mais au moins la tradition est respectée: vous avez eu votre "gâchis post-rupture" , la tentative qui vous permet de redorer un peu votre blason, de vous remettre en selle et qui rassure votre ego quant à votre sex-appeal. Vous pouvez désormais passez à la seconde et dernière phase: laisser le temps oeuvrer. C’est à dire arrêter de faire vraiment n’importe quoi, d’essayer de troncher tout ce qui passe, particulièrement quand c’est malsain et plein de maladie, et vivre tout simplement.
Bref, vous pouvez commencez à envisager, sinon de vous reconstruire, juste d’y songer. Et laisser les choses se mettre en place à leur rythme.
Surtout que parfois, les choses arrivent plus vite que prévu.
Beaucoup plus vite. Car la vie n’aime pas les vides...
Et en cette matinée de juillet, sur le parvis du centre co, vous êtes loin de vous douter qu’ Elle est sur le point de passer la porte du magasin.
... A suivre: Acte 19, scène 4: Une fermeture éclaire vers la perfection...
On pourra penser ce qu’on veut du bonhomme, et je reconnaîtrais aisément que ses derniers albums sont plus proches de la catégorie “grosses bouses” que de celle appelée “album qui vous changent à tous jamais”, mais il n’ empêche que les trois premiers Marilyn Manson font partie des fondations de cette dernière catégorie. Et même si , sur scène, il chante comme une queue, il n’en demeure pas moins un de parolier et d’auteur admirable, enviable et loin d’être con.
Sur Mechanical Animals , il pondait une petite bombe funky, rigolote et tout en provoque, avec bien sûr toute la magie d’un Twiggy travelo et alcoolo à la composition. Le titre du morceau est dans le refrain, alors:
“I don’t like the drugs, but the drugs like me... I don’t like the drugs, but the drugs like me...”