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· La mort du romantisme (51)
· Maitre Renard, mauvais queutard (7)
chicaninos, bravo, il y a des phrases bien puissantes dan ton récit, mais la vrai question est: on va se voir
Par Ton Chicanos, le 26.09.2012
en fin le blog! bravo mon chicanos! je te embrasse fort là au le soleil ne brille jamais.
Par Ton Chicanos, le 23.08.2012
bouh... cher anonyme, merci de ton intérêt... mais n'hesite surtout pas à développer ton point de vue.. http:/
Par 25emeheure, le 08.04.2012
ta vie doit etre triste , j'ai meme de la peine pour toi.
Par Anonyme, le 08.04.2012
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Par Robinson, le 22.03.2012
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Date de création : 03.02.2012
Dernière mise à jour :
05.07.2014
63 articles
Bouh... La mort du romantisme... Saison 2
... Acte 1: Une route pavée de bonnes intentions...
... Scène 8: Tarzan dans la chambre de Jane...
- Bon, alors, comment ça se passe? Déjà, vous êtes ensemble depuis combien de temps? Un mois, un mois et demi?, demanda Glenn en refermant le bouchon de la bouteille de coca.
Sur la table, deux verres attendaient que le soda se dilue dans de grosses nappes de whisky épais. Derrière les deux cendriers à moitié pleins, deux bols de crackers à moitié vide renseignaient sur l'heure de début de l'apéro: beaucoup plus tôt. Suffisamment pour que des objets inanimés commencent à danser dans le champ de vision de Glenn et Dépressix.
- Mais, attends, on en est à combien de verre, là? Perso, j'ai déjà un petit pet au casque, et il est à peine 22h, s'insurgea Dépressix. On sera complètement mort quand les filles vont arriver!
- Mais te prend pas la tête. Elles finissent dans une petite heure, et puis n'oublie que ce sont des filles. Elles papotent... Il leur faut le temps le temps de se changer et de refaire le monde avec leurs collègues.
-Ouais, t'es en train de me dire qu'on sera deux fois plus saouls quand elles arriveront, en fait.
- Justement, je t'offre un prétexte pour aller dormir chez elle. Tu n'y as pas encore mis les pieds. Vous n'en êtes pas encore au trempage de zigounette?
- Non, jusqu'ici on a pris notre temps. Mais on se voit quand même beaucoup. Déjà, les soirées hebdomadaires avec tous leurs collègues, et un soir par week-end. Plus quelque dimanche... Enfin, non, tous les dimanche soirs, sauf quand elle bosse...
Dépressix marqua un temps d'arrêt et alluma une clope.
- Ahhhhh... Putain, ce n'est pas possible, hurla t-il soudainement.
- Quoi? Pourquoi tu gueules comme une truie qu'on égorge, t'es taré? répliqua un Glenn stupéfait qui changeait de musique sur son ordinateur.
- Non, c'est juste que la vérité vient de m' exploser à la gueule! répondit Dépressix en s'enfonçant au plus profond du canapé rouge. Déjà, je suis en couple, et c'est déjà moche: la routine, les projets, les responsabilités... Et en plus on prend des petites habitudes de vieux. Et ça, c'est encore plus moche... Putain, Glenn, la mort me guette...
- T'es con, sérieux...
- Ouais, enfin, tu me diras, j'ai beau être en couple, Popole ne me sert toujours qu'à pisser.
Les deux compères ricanèrent de concert, entamant chacun leur whisky-coca. Les enceintes déversaient le premier album de Marilyn Manson et son fameux "Cake and Sodomy". Le célèbre " I am the god of fuck" de l'intro retentit, s'associant avec l'alcool et les vapeurs de tabac pour créer une atmosphère propice aux confidences de Dépressix.
- Mais en fait, commença t-il les yeux en expirant sa fumée, il y a quand même des trucs qui me chiffonnent. Il y a certains sujets quasiment tabous avec elle.
- C'est à dire?
- Tu vois, pendant les soirées, elle est super "open" sur les vannes salaces et les conneries graveleuses, mais dès que t'entame une discussion plus ou moins sérieuse, en privé, sur le sexe, elle se renferme immédiatement. Je la sens pas forcément très à l'aise sur le sujet..
- Mais non...
- Mais si, je te dis... Il y a un truc bizarre. Elle ne m'a lâché aucune info quant à ses anciens couples. Rien. Que dalle. Nada. Je serai bien incapable de te dire combien de temps a duré sa plus longue relation, et de quand date sa dernière rupture... En même temps ça m'arrange, comme ça je n'ai pas besoin de lui parler de mes jupes en cuir et des soirées "bras dans le cul"... Mais quand même, cela n'augure rien de bon, moi je te le dis...
- Elle n'est pas expansive sur le sujet, c'est tout. Apparemment, même ceux qui bossent avec elle depuis des années ne sont au courant de rien... En même temps, il n'y a pas que le cul dans un couple. Ce n'est pas parce que t'es une espèce de pervers...
- Mouais, mais quand même... Dire ça, c'est le même genre de phrase à la con que "l'argent ne fait pas le bonheur", répliqua Dépressix avec une brique de moquerie dans la voix. Ca y contribue fortement quand même, faut pas déconner! Tout comme les parties de jambes en l'air contribue à l'équilibre de ton couple... Tu m'excuseras, mais il y a des tas de domaines dans lesquelles tu peux ne pas t'entendre avec ton conjoint, mais pour celui-ci, la complicité est primordiale.
- Quels sujets de discorde tu vois, toi?
- La politique, le sport, la cuisine... Ou carrément sa famille, même si c'est un peu plus délicat. Tu peux ne pas pouvoir blairer ta belle-mère, tant que tu ne le cries pas sur tous les toits, ce n'est pas une cause de divorce. Tu baisses la tête un dimanche sur deux, et tu dis "oh oui, belle maman, j'adore votre clafoutis au bon goût de gerbe et de cerises trop mûres. Il ornera superbement ma poubelle dans la seconde même de votre départ. Encore merci, belle-maman"...
- T'es vraiment trop con, des fois, soupira Glenn, l'air consterné.
- Ne me coupe pas, sourit Dépressix. Je suis inspiré et je crois que je tiens l'essence d'une théorie. Pourquoi la demoiselle n'est-elle pas expansive quand l'usage de ses fesses? Deux possibilités s'offrent à nous. Premièrement, elle n'aime pas ça. Dans ce cas, merci de sa participation, on va passer à la suite, parce que tant je n'aurai pas vidangé mes burnes, je serai incapable de faire le moindre effort pour la comprendre. D'abord je baise, après je discute.
Glenn voulut prendre la parole, mais avant même qu'un son ait pu sortir de sa bouche, Dépressix levait son doigt et l'incita tacitement au silence.
- Deuxième possibilité: c'est une folle du cul comme on en fait qu'une par génération, qui te gobe les boules avec le slip et qui te récure la prostate avec le coude. Et dans ces cas là elle cache bien son jeu, et elle va faire un feu d'artifice avec mon petit zob. Mais, bizarrement, je n'y crois pas trop.
- Permets moi juste une remarque, le coupa son ami. Pourquoi ton esprit étriqué perçoit-il toujours les choses en deux couleurs? Blanc, et noir. Mais jamais en gris. Tu sais, il y a parfois un juste milieu, il faut creuser des fois. Ou tout du moins, être un peu patient. Laisser aux gens le temps de s'habituer.
- Je constate que tu ne m'écoutes pas réellement, répondit Dépressix sur un ton moralisateur.
Glenn le regarda surpris, attendant la suite.
- Je viens de te dire que tant que je n'aurai baisé, je serai incapable du moindre effort de réflexion... J'aimerai bien que tu suives quand je t'expliques comment fonctionnent le monde, nom d'un chien.
Glenn s'apprêtait à lui répondre quand la table épousa les vibrations de leurs téléphones respectifs. S'emparant chacun du leur, Dépressix ne put contenir son cynisme.
- Regarde, la preuve en direct du fonctionnement des bonne-femmes. Je te parie qu'on a reçu exactement le même message, mots pour mots.
Puis il lut à haute voix, sans laisser le moindre temps de réponse à son ami:
"On vient juste de sortir. Le temps d'une clope, et on arrive. A tout de suite..."
Plongeant dans le regard de son pote, Dépressix vit un immense sourire se dessiner sur le visage en face de lui.
- Perdu, dit Glenn. Le mien se termine par "Bisous mon chéri".
- Putain, soupira Dépressix. Tu vois, quand je te dis qu'il y a un truc pas clair avec la mienne...
Le temps de terminer leur verre, et la clé d'Elise tintait dans la serrure. Les deux compères rebranchèrent alors leur cerveau, reléguant l'humour gras et misogyne jusqu'à leur prochain débriefing de "Desperate Housemen". Puis, comme à chaque fois depuis un mois, la soirée suivit son cours à merveille.
Jusqu'à ce que...
Les lourdes portes automatiques de l'ascenseur s'ouvrirent sur le hall de l'immeuble de Glenn. La pleine lune projetaient ses rayons bleutés à travers les portes vitrés, embrassant les murs au blanc marbré d'un halo irréel. Dans cette atmosphère surréaliste, Sandrine prit les devants.
Elle plaqua Dépressix contre le mur à quelques pas des boites aux lettres. Le choc, la violence et la détermination du geste lui arrachèrent un hoquet rauque, mais avant que l'air n'ait complètement quitté ses poumons, la jeune fille enfouissait ses mains sous son t-shirt. Trouvant ses tétons, elle s'en saisit et jeta sa langue à l'intérieur de la bouche de Dépressix. Puis elle laissa ses doigts courir le long de l'échine du garçon, alternant la douceur de la peau avec la dureté de ses ongles solidement vernis. Il frissonna sous ce contact froid et savamment orchestré. Elle pressa alors son corps contre le sien, insérant sa cuisse le long de son entrejambe.
Le message était sans appel: ce soir serait Le soir. Celui où les vêtements deviennent obsolètes et où leur couple allait passer à l'étape suivante...
- Tu bosses tard demain?, lui murmura-t-elle en laissant ses mains aux creux des reins.
- 13h30... Et toi?
- Pile le bon timing pour te déposer ici et que t'aies le temps d'aller bosser en métro...
Elle prononça ces derniers mots les yeux plongés dans ceux du jeune homme. Si ce dernier avait saisi le sous-entendu, il attendit néanmoins qu'elle aille au bout de son ambition.
- Tu préfères rentrer chez toi, ou...?
- Ou quoi? répondit-il, son côté féminin en exergue, trop heureux de se faire désirer comme une bonne-femme.
- Ou... Tu viens dormir chez moi..., dit la demoiselle sur un ton qui signifiait clairement "je sais que tu m'as compris, et je sais que tu joues les abrutis...
La proposition venait de tomber, flottant encore dans l'air de ce hall d'entrée. Bien sûr, cette question n'attendait qu'une seule réponse. Tous deux savaient très bien où ils en étaient dans cette relation. Il était tant d'être adulte et de laisser s'exprimer les envies plus "humaines".
Sandrine tourna à nouveau sa langue autours de celle de Dépréssix, pressant encore plus son corps contre le sien, quand celui-ci rouvrit les yeux et les posa sur les étoiles. Cette cuisse contre son entrejambe représentait son premier vrai contact sensuelle depuis des mois. Popole ne s'était fait prié pour se réveiller, et malgré le coton de son boxer, le bout de son pénis raide comme un piquet se retrouvait pressé contre la fermeture-éclair de son jean. Le jeune homme savait que la douleur, supportable pour l'instant, exploserait d'un instant à l'autre.
Comme dans toute situation qui le mettait mal à l'aise, ses pensées se déchainèrent.
"- Putain. Il faut absolument qu'elle s'écarte, sinon mon gland se retrouvera avec les maillons de cette braguette tatoués ad vitam eternam... Mais, collée comme elle est, elle doit bien sentir que je bande comme un taureau, nom de Dieu... C'est pas possible... Pourvu qu'elle ne commence pas à se frotter, parce que là c'est mort, ça va me faire tellement mal que je vais la repousser et lui faire traverser la porte en verre."
Il referma les paupières et d'un geste subtilement déguisé, posa ses deux mains sur les épaules de le jeune fille, sentant la cascade de cheveux blonds sur ses doigts.
"- En plus de torturer ma queue en la faisant remuer dans l'emballage, t'as les pointes capillaires fourchues. Mais que va donner ton pubis, nom d'un chien!!!"
Il l'embrassa alors à son tours. D'un baiser doux, tendre, et surtout multi-fonction: il répondait par l'affirmative à l'invitation, sous-entendait qu'au delà de ses besoins bestiaux, Dépressix ne la prenait pas pour un vulgaire trou, et surtout, le jeune homme put décaller légèrement la demoiselle, qui arrêta alors de appuyer sur sa verge douloureuse et meurtrie.
En montant dans la voiture, Dépressix attendit que Sandrine est enclenché le contact et soit concentrée sur la route pour insérer la main dans sa poche, et passé sous son caleçon. Il remit son sexe sur le déclin dans une position plus confortable, et pendant que Sandrine s'engageait sur l'autoroute, il entretenait une nouvelle réflexion avec lui-même.
"- Pourquoi,à chaque fois qu'une nana veut faire passer le message "j'ai envie de toi", elle emploie la méthode de bourrin. Arretez de nous écrasez les burnes avant de les laisser respirer!!! Est-ce que les hommes font pareil quand on arrive à l'étape sodomie? Non, on ne rentre pas de force, on pose la question et on communique comme des gens civilisés!!! Ca me rappelle celles qui... Oh non... NON, NON, NON!!! Pourvu que ce ne soit pas le genre à croire qu'aspirer les couilles d'un mec, ça lui fasse du bien... Pitié, pourvu que ne ce soit pas une gobeuse de boules..."
Et sur ces réflexions, il détourna le regard de la route pour croiser celui de Sandrine. Il lui rendit du mieux possible son sourire, feignant d'être pleinement satisfait d'être en route pour cette première nuit. Elle ne pouvait pas imaginer que ses genoux tremblaient aussi vite que son coeur pulsait: il avait crevait tout simplement de trouille.
Si ce fut la première fois que Dépressix découvrit l'antre de sa belle, il ne le visita et l'analysa qu'au cours d'une visite ultérieure. Au vu de leur échange dans le hall une petite demi-heure plus tôt, il fallait battre le fer tant qu'il était encore chaud. Les envies et les besoins n'avaient pas pu se tarir pendant le trajet en voiture, et les deux protagonistes bouillaient forcément encore de désir et d'hormonnes. Cette nuit serait une nuit d'échange et d'amour, ou ne serait pas...
A peine arrivés au milieu du salon, il se retourna vers la demoiselle et lui sauta sur la bouche. Le saisissant par les flans, elle lui rendit son baiser, une nouvelle fois beaucoup trop violemment.
Puis elle l'entraîna dans la chambre sans briser l'étreinte, puis ils basculèrent sur le lit. Le kiki de Dépressix prit un peu d'avance et retrouva sa position contre les rivets métalliques de sa braguette. Mais tant qu'il serait au dessus, la douleur serait supportable.
Enfouissant ses mains sous la chevelure blonde, il s'efforçait de réduire le nombre de tours/minutes que la demoiselle imposait à cette galoche en la caressant doucement derrière l'oreille.
"- Putain, t'essaie de faire de la purée avec ma langue ou quoi? C'est bon, c'est pas un un grand prix... Déjà que je déteste les courses de bagnoles... Un peu de tendresse bordel, la première fois, on est pas obligé d'être ultra-bestial."
Mais elle ne l'entendait pas de cette façon. Dépressix commençait à peine à explorer les zones érogènes du cou de la demoiselle quand celle-ci tendit un bras pour éteindre la lampe de chevet et le poussa sur le côté pour s'installer sur lui.
Heureusement pour lui, la pénombre cacherait une partie de ses traits. Parce que quand Sandrine recommença à peser de tout son poids ses parties intimes, il lui fallu prendre énormément sur lui pour ne pas la repousser en dehors du lui.
Elle s'appuyait et remuait juste où il ne fallait pas, s'agitant et soupirant de petits râles de plaisir.
"- Putain, mais fait sauter mon jean, bordel!!! Non seulement Popole sentira le renfermé quand tu vas le sortir, mais en plus t'es juste en train de le lacérer. Dans le cas d'une érection confinée, la pression subie par la peau des testicules est déjà horrible, mais alors si en plus tu remues dans tous les sens en posant tes... combien? 60, 80, 90 kilos dessus, enfin, ton gros cul, mais nom d'un chien!!! T'imagines vraiment que ça puisse faire du bien?"
Il la laissa néanmoins gérer, concentré à supporter la douleur. Elle s'activait et redoublait d'efforts, se déhanchant avec encore plus de vigueur et d'aplomb. Elle le saisit par les épaules, et s'écrasa complètement sur lui.
"- Mais, euh... A quoi ça te sert de faire tout ça... A nous deux, on a encore six couches de vêtements... Putain, je ne peux bouger les mains... Oh, merde, je ne peux même pas m'occuper de ton t-shirt..."
Elle eut un soubresaut, et il en profita pour dégager ses bras. La saisissant par les hanches, ce fut à son tour de la renverser. Passant les paumes sous son t-shirt, il lui roula une pelle pour faire diversion et entreprit de faire sauter son t-shirt.
Le changement fut radical. Sandrine se figea, une hésitation perceptible et grandissante malgré la pénombre. Sa langue ne tournait plus, ses mains ne bougeaient plus... Ce n'était plus la même.
"- Quoi? Qu'est ce qui se passe? Pourquoi tu bouges plus? Mais... Tant qu'on a nos fringues, t'es une furie, mais dès qu'on commence à les enlever, tu te figes et tu fais la statue? On est dans une chambre, dans le noir, et en route pour une partie de jambe en l'air. Alors faut bien que je te déshabille, c'est normal... C'est logique... Mais putain, pourquoi tu bouges plus? Je ne suis pas allé trop loin en essayant de te retirer ton t-shirt?"
Il s'arreta, le tissu à hauteur de poitrine de la jeune fille. Il savait qu'elle portait un soutien-gorge, il le sentait depuis tout à l'heure. La demoiselle avait donc encore une couche avant de réellement "livrer" une part de son corps dans le feu de l'action. Néanmoins, elle ne semblait pas prompt à lever les bras pour coopérer.
Dépressix caressa ses flancs découverts, réfléchissant à toute vitesse. Le malaise ne tarderait pas à s'installer, et pour une première incursion dans les rapports physiques, un mauvais départ n'est jamais l'idéal.
Mais contre toute attente, elle leva enfin les bras et se laissa dévêtir.
Les échanges reprirent de plus belles, mais Dépressix resta méfiant et beaucoup moins entreprenant.
Jusqu'à ce qu'il craque, bien sûr.
Saisissant les deux bonnets du sous-vêtement, il les écarta, révélant les mamelles de Sandrine. Sil ne pouvait les voir, son instinct plaqua sa bouche sur le téton droit. Dans sa tête, les pensées explosèrent en un véritable mélange de ses multiples personnalités.
"- Tiens, tu vois, je suis toujours dur comme du bambou, mais au moins tu ne me les écrase pas... Et je viens de te déballer les loches sans même dégagez ton sous-tif!!! Tu ne t'y attendais pas à celle-là!!! Hein, coquine, hein... Voyons voir comment tu couines quand on te..."
Il s'arrêta net. Relevant la tête, il s'appuya sur une main, et essaya de saisir quelque chose sur sa langue. Quelque chose, comme un cheveux... Mais il n'y avait rien.
Alors il replongea, droit sur le nibard, plus particulièrement au bout.
Et encore une fois, il s'arrêta.
"- Mais c'est quoi ce bordel, pourquoi je bouffe mes cheveux? Alors que ma mèche est bien derrière mon oreille... Pour une fois que ce n'est pas Popole..."
La même sensation, celle d'un cheveux sur la langue, et qui lui fit machinalement porter une main à sa bouche, pour saisir ce corps étranger et désagréable.
Il y retourna une troisième fois, s'arrêta, et une infime idée commença à pointer le bout de son nez.
Non...
Impossible...
Ca ne pouvait pas...
Son esprit scientifique reprit le dessus. Le corps humain repose sur un principe de symétrie. Il n'avait explorer qu'un seul des deux seins. Alors, prudemment, il posa la bouche à gauche.
Et encore une fois...
Ecarquillant les yeux dans la pénombre, il réalisa que Sandrine ne bougeait plus. Elle attendait, et le laissait faire. Mais en quelques secondes, une minutes peut être, il venait de perdre tout désir, toute volonté.
Il s'allongea à côté de la jeune fille, qui le prit dans ses bras. Il fît de même. Elle l'embrassa et murmura:
- Bonne nuit...
- Merci, bonne nuit à toi aussi...
Le silence s'installa alors, aussi lourd que les ronflements de Sandrine quelques minutes plus tard.
Dépressix, quant à lui, ne dormit pas beaucoup cette nuit-là: ses pensées l'en empêchèrent.
"- Mais qu'est ce que c'est que ce bordel! Elle démarre comme une furie, chauffe à fond la caisse genre "Ce soir c'est la fiesta du slibard", et se bloque quand on commence à faire apparaître de la peau ("enfin, de la graisse... Enfin, ça dépend d'où..."). Et , comment une nana qui voit un mec s'arrêter net comme ça peut faire comme si de rien était? Comme si c'était normal... Comme si ça lui avait suffit... Mais le pire du pire, c'est ce truc là... Ce n'est pas possible. Ca ne peut pas exister... Pourtant... Mais non... Mais non... Et pourtant si... A gauche comme à droite. C'est ni plus ni moins que dégueulasse... Putain, c'est la première fois que je tombe là-dessus... Elle a le bout des seins poilus..."
... A suivre: Saison 2, acte 1, scène 9...
Je sais ce que vous vous dîtes: "ce n'est pas possible, il invente ce truc"...
Je vous jure que je donnerais n'importe quoi pour que vous ayez raison. Vraiment. Parce que depuis cette nuit-là, chaque fois que je m'apprête à découvrir une nouvelle poitrine, une pensée me saisit irrémédiablement à la gorge: "quelle immonde saloperie m'attend encore là-dessous".
Parce que cette nuit-là, avant de me rendre à l'évidence, j'ai envisagé toutes les possibiltés. Et je vous garantis que c'est le genre de truc dont vous vous souvenez, en plus de l'ambiance un peu spéciale, surtout pour avoir vécu la suite...
Bref, on va balancer le machin comme ça sans faire trop de retouche, parce que mine de rien ce n'était que le début d'une série de surprenantes déconvenues...
Par contre, désolé pour la vulgarité, mais les souvenirs de cette période ne sont pas les plus romantique du monde, d'où "la mort du romantisme"... Et bon, le romantisme, le vrai , reviendra bien assez tôt...
La première nuit est une étape importante, avec son lot de questions, de doute, et de maladresses. Soit la magie s'en trouve rompue, soit le couple se voit alors projeter dans une nouvelle dimension.
Mais encore faut-il passer le malaise du "On va se pieuter" lourd de sous-entendu. Car on sait qu'on joue un quitte ou double...
Je ne vous ferais pas l'affront de présenter Robert Smith, qui écrivait, à une époque où son bide ne l'empêchait pas de voir son pénis quand il pissait, une petite merveille pop reprise et transcendée par The dreaming à l'époque de leur premier album.
Alors: "Let's go to bed"...
Let me take your hand
I'm shaking like milk
But I don't care if you don't
And I don't feel if you don't
And I don't want if you don't
And I won't say it
If you don't say it first
Let's go to bed...