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Date de création : 03.02.2012
Dernière mise à jour : 05.07.2014
63 articles


La mort du romantisme... Saison 2... Acte 1... Scène 10...

Bouh... La mort du romantisme... Saison 2
... Acte 1: Une route pavée de bonnes intentions...
... Scène 10: Le bateau à moteur...


- Pourquoi tu fais ça?, demanda Sandrine en portant son pouce et son index à sa bouche.

Dépressix ne fermait jamais les volets de sa chambre, et la lune baignait la pièce d'un halo lumineux. Une fois les pupilles habituées à l'obscurité, la pénombre laissait apparaître les formes et les corps. Il n'eut donc aucun mal à voir le geste que mimait Sandrine: chercher à saisir quelque chose sur sa langue pour l'extraire de sa bouche.
Le jeune homme, appuyé sur son coude gauche juste au dessus d'elle, se décomposa. Non seulement sa crainte se vérifiait quant à la pilosité mammaire de la miss, mais en plus elle le sommait de s'expliquer sur ce geste. Elle avait obligatoirement remarqué les grimaces qui tordaient systématiquement son visage, les lèvres à peine posées sur la poitrine. D'autant plus qu'à cet instant précis, il avait encore la main droite au niveau de la bouche. 
Dès lors, même si la pièce ne comptait que deux personnes, Dépressix conversa avec ses petites voix internes, en parallèle de tous les événements qui se déroulèrent dans le lit.

"- Tout simplement parce que j'ai prié comme un dingue pour qu'en te tripotant, je réalise que je m'étais complètement trompé et que t'avais en réalité une poitrine magnifique à rendre jalouse la terre entière. Mais non, je sors bel et bien avec Chewbacca depuis un mois et demi. Et à cet instant, je me demande juste comment t'annoncer diplomatiquement que c'est ni plus ni moins que vraiment immonde, et que le seul fait d'y penser me donne une nouvelle fois envie de prendre mes jambes à mon cou et de décréter définitivement que je n'aime pas les blondes... Voir que tu m'as carrément dégoûté des femmes..."

Il baissa les yeux, comme si fuir le regard appuyé de sa copine l'aiderait à s'extraire de cette situation délicate. 
Mais non, il n'y avait rien d'autre à faire que de lui répondre. 
Mais quoi, c'était bien là le problème?

- Non, non, rien. Je crois que c'est à cause de ma mèche à la con. A l'approche de la trentaine, je commence à perdre mes cheveux... C'est moche de vieillir...
- Te plaints pas , tu verras quand t'auras mon âge...

Elle eut alors un geste de pure tendresse
Saisissant la nuque de son compagnon, elle lui abaissa la tête, et plaqua ses lèvres sur les siennes. Le baiser se fit doux et chaleureux, la demoiselle caressant les cheveux de son compagnon du bout des doigts. Sa langue fraya alors à l'intérieur de la bouche du jeune homme et donna le coup d'envoi à un déluge de sensations. 
Quiconque eut peint cette scène en aurait tiré un chef d'oeuvre de l'érotisme: une jeune fille aux seins nus, pendue au cou de son amant, lui-même une main sous les fesses de sa compagne. Une image fixe somptueuse et propice à tous les fantasmes et toutes les interprétations: deux amants plongés un baiser langoureux, à l'intensité digne des grands classiques hollywoodiens.
Mais c'était sans compter sur le cynisme de Dépressix, qui rebondit instantanément sur la dernière remarque de la demoiselle.

"- Mais putain, nom de Dieu, t'es obligé de me rappeler que t'as 33 berges presque révolues, bordel! Ca veut dire quoi, que tu penses à ton horloge biologique? Vu ce que t'as sur les nichons, ça ne m'étonnes pas que tu sois encore seule! Je dois bien être le seul connard à pratiquer une contre-expertise pour m'assurer que t'es juste dégueulasse... Et putain, pourquoi j'ai l'impression qu'une seule de tes fesses pèsent 80 kilos, sans déconner... En plus c'est flasque tout ça..."

Sandrine pressa un peu plus son derrière sur la main de son compagnon, et accentua la cambrure de son dos. Gagnant une meilleure assise, sa langue fouilla encore plus profond la bouche de son amant. 

"- Enfin, au moins, tu ne me charcutes plus la langue quand tu m'embrasses. T'as appris à rouler des pelles depuis l'autre jour, c'est déjà un pas... Il ne reste plus qu'à prendre un bain de cire... Et puis, putain, pourquoi tu m'as pas encore virer mon jean. Merde, entre nous deux, c'est toi l'ancienne. Avec tout ce que tu racontes en présence de tes collègues, t'aurais déjà du m'étouffer entre tes miches et me vampiriser le kiki".

Sandrine poussa alors sur ses hanches pour le renverser sur le lit. Elle voulait prendre les commandes, et prolonger la magie du baiser en se positionnant sur le jeune homme.

"Oh non, oh non... Je te vois venir, toi. Tu vas encore t'appuyer de tout ton poids et me défoncer la verge. Tu veux la jouer comme ça, pas de soucis, mais tu vas me laisser enlever mon jean. Je regrette quand même que ce ne soit pas toi qui le fasse... mais bon, on est jamais mieux servi que par soi-même..."

Dépressix plaqua ses deux mains sur les épaules de la jeune fille pour la maintenir sur le lit. Elle grimaça d'incompréhension.

- Opération technique, lui murmura t-il pendant qu’il déboutonnait son pantalon, à genoux sur la couette.

Il s'attendait à ce qu'elle fasse de même de son côté, ne serait-ce que retirer sa ceinture. Mais non, elle resta allongée, sans bouger, à le regarder défaire sa braguette.

"- Mais euh... Tu sais comment ça marche, les relations physiques? Tu comptes rester comme ça, avec le bas? Topless, certes... Quoique le truc bien avec tes seins, c'est que l'expression "à poils" prend vraiment tout son sens... Même quand tu te balades seins nus, t'as quand même un chandail naturel... Bon, très bien, tu veux faire "celle qui ne comprend pas", ok... On va voir ce que tu dis de ça, coquine..."

Ses pouces agirent dans une fluidité parfaite. A l'origine entre son jean et son boxer, ils glissèrent entre sa peau et le tissu du sous-vêtement, et ses deux mains descendirent au niveau de ses pieds. Un quart de seconde plus tard, Dépressix se redressait à genoux, nu comme un vers, la nouille aux quatre vents.
Sandrine étouffa un hoquet de surprise, pour la plus grande satisfaction du jeune homme. Il bomba le torse, fier comme un pape. Parfois, les actes parlent plus que les mots.
Mais son sourire fût de courte durée, car il suivit le regard de la jeune fille. Elle restait tétanisée, les yeux braqués sur son pénis, pas totalement au mieux de sa forme d'ailleurs.

"- Bon, pour le coup, je te l'accorde, Popole n'est pas très impressionnant. Mais il faut reconnaître que t'as quand même l'art et la manière de faire débander un mec. Donc tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même... En même temps, vu la tronche que tu tires alors qu'on est à moitié dans le noir, qu'est que ce serait si tu le voyais en couleur, avec sa tête rose... Eh, oh? Tu sais, si tu ne vas pas lui dire bonjour, il ne risque pas de retrouver sa pleine puissance..."

Mais elle ne bougeait pas. 
Allongée sur la couette, les bras le long de ses flancs, son cou formait un angle suffisant pour lui permettre de fixer l'appareil génitale en face d'elle. Aucun mouvement ne l'animait, aucun muscle ne frémissait et rien ne bougeait à la surface de son corps, ni battement de cils, ni tremblement au bout des doigts. Son esprit avait quitté la pièce, abandonnant son enveloppe charnelle sur ce lit. Son compagnon ne l'entendait même plus respirer.
Un ange passait, et Dépressix sentait son sexe ramollir encore plus, à mesure que le silence s'installait entre les murs. Ce qui devait être un moment d'échange et de partage virait à un instant de vide, de solitude, et de malaise.
Il jeta alors son pantalon en dehors du lit, et par le plus grand des hasard, le silence fut rompu: sa poche contenait quelques pièces qui se répandirent au sol, tintant et roulant sous le lit.

- Merde, s'exclama t-il par réflexe.

Par réflexes également, il se retourna vers le bord du lit et se pencha au sol, cherchant à discerner jusqu'où sa monnaie avait roulé. Là, un léger courant d'air lui fit prendre conscience de la situation.

"- Bon, alors là, bravo... Vraiment bien joué! T'as enlevé toute tes fringues, et tu viens de tourner le dos à ta copine pour pencher la tête plus bas que tes fesses. Donc le sympathique petit vent frais qui te chatouille les poils du cul signifie une seule chose très simple: tu es en train de lui offrir une vue panoramique sur ton trou de balle... Grande classe..."

Gêné, il se redressa et se repositionna face à sa compagne. Elle n'avait toujours pas bougé. Et de nouveau, son regard se reposa sur l'entre-jambe du garçon.

- Ca va?, demanda t-il. Tu...

Tout se passa très vite. Son esprit repris possession de son corps avec une force et une puissance insoupçonnées, et surtout insoupçonnables. 
Avant que le garçon n'ait terminé sa phrase, elle se redressa et le jeta sur le dos. Désarçonné et plutôt séduit par cet soudain excès d'entrain, il se laissa faire, loin d'imaginer le traumatisme qui l'attendait. 
Elle l'enjamba et se positionna au dessus de lui. Là, elle se figea, braquant ses yeux sur le visage du jeune homme. Pendant un quart de seconde, le temps s'arrêta, Dépressix allongé sur le dos, et Sandrine au dessus de lui. Elle le fixait dans les yeux, le visage dénué d'expression, les deux mains soudées à ses épaules et la croupe relevée.
Alors, elle s'assit. 
Ou, plus précisément, elle s'écroula. 
Son bassin s'écrasa avec la force d'une baleine et la puissance d'un hippopotame, droit sur la paire de testicules fripés et rabougris. Ces derniers se retrouvèrent comprimés entre les cuisses de Dépressix et le jean de Sandrine. Et malgré la graisse qui pétrissait les cuisses de la demoiselle, Dépressix sentit un os, probablement son os pelvien, appuyer et projeter ses boules contre le scrotum, créant une telle pression qu'elles lui semblèrent au bord de la crevaison. 
La douleur fusa instantanément.

- Aaaahhhhh, hurla t-il en se redressant et en poussant sur ses deux bras pour éjecter la demoiselle sur le côté.

Il plaqua ses deux mains sur ses couilles, pour vérifier qu'elles n'avaient pas été éjecté hors de la peau. Il les sentit bel et bien présentes, bien pleines mais encore plus douloureuse qu'à l'accoutumée. 
Se levant du lit les larmes aux yeux, il commença à sautiller sur place. Ce vieux réflexes dataient des parties de football disputées avec ses potes, quand après avoir reçu le ballon dans les parties intimes, un joueur s'agitait sur place en attendant que la douleur se diffuse. Il s'efforça également à respirer à grandes goulées, expirant lentement et jusqu'au dernier souffle.
Il nota alors un point étrange. Depuis son cri, aucun son n'avait résonné dans la pièce. Son bourreau, la briseuse de couille blonde qui lui servait de copine, n'avait pas prononcé le moindre mot. Aucune excuse, ni même de regret. 
Dans la tête de Dépressix, une tornade se déchaîna.

"- Putain, mais quelle conne!!! Quelle conne!!! Ahhh... J'ai mal, nom de Dieu. Mais elle est complètement tarée, bordel... Putain, la loi de l'apesanteur associée à son cul de mammouth, plus l'énergie cinétique avec laquelle elle vient de s'écraser... Ahhh. Putain... Elle y a mis du coeur, pour s'étaler... Bordel, elle voulait en faire de la confiture, c'est pas possible... Elle voulait les faire disparaître ou quoi, putain..."

Il alluma la lumière pour s'ausculter la paire. 
Le changement soudain d'éclairage l’obligea à se protéger les yeux. Le temps que ses pupilles s'habituent à la lumière, et il tourna la tête vers le lit.
Sandrine n'avait toujours rien dit, et pour cause: son esprit avait de nouveau déserté son corps. Elle se tenait là, sur le lit, les yeux dans le vide. Mais au moins le retour d’un faisceau lumineux lui avait fait esquisser un geste: ses deux mains cachaient pudiquement sa poitrine. 

"- Ah bah, bien... Tu m'exploses les burnes et après tu pars dans ton monde... Putain... Mais qu'est ce qui se passe dans ta tête, bordel... Et pourquoi tu caches tes nibards, c'est comme les Gremlins, t'as peur qu'ils se multiplient à la lumière?" 

Il reporta son attention sur ses parties génitales. Les pauvres l'avaient échappé belle, c'était une certitude. Pour une fois qu'on les sollicitait, la mort les avait frôlées. 

"- Elle se serait vautrée comme ça alors que j'étais en érection, c'en était fini. Kapput Popole... Elle m'explosait... Putain, mais tu pourrais t'excuser, ou dire quelque chose, bordel..."

La douleur se dissipait doucement, les picotements remontant peu à peu vers son nombril, en même temps qu'une autre partie du signal nerveux descendais vers ses genoux. Son souffle revenait à la normale et son ventre se relâchait. L’état de choc passait, petit à petit.
Sandrine brisa enfin le silence, d'une voix étrangement atone pour une donzelle qui venait d'attenter à la virilité de son homme.

- Je t'ai fait mal? Je me suis juste mis sur toi, pourtant...

Dépressix fut encore plus surpris. De la part d'une aide-soignante, il s'attendait à ce qu'elle ait conscience de la sensibilité de cette partie du corps. Mais de la part d'une petite-amie, il aurait cru qu'elle se précipiterait pour caresser et prendre soin du matériel. 

"- Putain, la première chose qu'on apprend à un enfant, c'est à prendre soin des ses affaires, surtout de ses jouets. Mais non, toi tu restes amorphe, à me regarder me dandiner, et tout ce que tu trouves à dire c'est: "Est-ce que je t'ai fait mal en propulsant le parpaing graisseux qui me sert de fessier sur tes couilles. Mais t'es pas au courant que ça se manipule avec délicatesse, une bite!!!". 
Il en resta bouche bée, puis finit par répondre:

- Enfin, faut y aller délicatement avec ça. C'est précieux comme partie du corps... Une copine m'avait dit qu'un coup dans les seins faisait extrêmement mal. Je pense que ça doit être assez similaire quand tu tapes dans les testicules.
- Mais, je n’ai pas taper dedans, se dédouana-t-elle.
- Enfin, bon, t’as pas été spécialement délicate non plus... Enfin, du moins, c’est comme ça que je l’ai vécu, en tout cas...

Il avait tenté d’adoucir au maximum le ton de sa réponse, en vain. Même la dernière partie, pointe d’ironie pour essayer de détendre l’atmosphère, ne pouvait dissimuler son agacement. 
Sandrine garda le silence, inexpressive, déjà repartie à des milliers de kilomètres.
Ce qu'elle fit ensuite laissa une nouvelle fois son petit-ami pantois. Cachant toujours sa poitrine, elle s'allongea sur le ventre et tendit un bras pour saisir l'interrupteur de la lampe. Puis l'obscurité reprit possession de la pièce. 
Dépressix s'assit au bord du matelas, prenant grand soin de soulever ses burnes pour ne pas les écraser une nouvelle fois. Après ce qu'elles venaient de vivre, elles ne survivraient pas à une seconde tentative de meurtre.

"- Et maintenant, comment on fait? Comment on relance la machine? Pour la sensualité et un coup de pimpim qui coule de source, je crois que c'est un peu loupé... Mais c'est incroyable, quand même... Personne n'est à l'aise dans ces moments là, surtout au début d'une relation, mais je crois que tu décroches quand même la palme..."

Il sentit un mouvement dans son dos, puis des mains lui coururent le long de son échine. La pointe d'une langue s'inséra derrière son oreille quand les mains étendaient leurs caresses. Sandrine relançait les opérations.

"- Ah bah, quand même... Tu viens de réaliser que t'as un peu tout fait foirer et tu te rattrapes... Pas trop tôt... Ce serait pas mal que tes mains osent descendre sous mon torse, histoire de faire vraiment monter la pression."

La langue de la demoiselle descendit dans son cou, et commença à faire mouche. Des frissons parcouraient le garçon, courant le long de son corps jusqu'à réveiller doucement son sexe. 

"- Tu vois, quand tu veux, t'arrives à m'exciter. Tu n'es pas qu'un "tue-l-amour".

Il tourna alors sa demi-molle vers la demoiselle, qui continuait à s'affairer uniquement sur ses zones érogènes au dessus de la ceinture. Il avait le champ libre et ne se fit pas prié. Sa main fonça sur l'entre-jambe en face de lui, se plaquant sèchement sur le jean.
La réaction de Sandrine ne se fit pas attendre: elle eut un hoquet de surprise, et ses mains cessèrent leurs caresses. Dix ongles se plantèrent dans la chair de Dépressix, qui resta coi de stupeur: la douleur subite qui se diffusa le fit bander deux fois plus fort.

"- Autant quand tu m'écrases les parties, je n'aime pas ça... Mais alors les ongles sous la peau, c'est juste mortel... Tu vas prendre cher, moi je te le dis... En plus, dis moi, c'est de l'humidité que je sens à travers ton jean? Incroyable... T'as le lac Léman à la place de la moule!!! Attends que je dégrafe le bouton de ton pantalon et j'aille piquer une tête..."

Ce faisant, la donzelle recommença à bouger dès que la main du garçon libéra son vagin pour attraper le bouton Levi's. Il eut à peine le temps de terminer cette opération qu'elle le plaqua au lit. 
Dépressix s'attendait à ce qu'elle recommence à se mettre sur lui, aussi se prépara t-il à l'envoyer valdinguer à dix milles. Un seul marteau pilon sur la verge lui suffisait amplement. 
Mais elle n'en fit rien. Au lieu de ça, elle se positionna à côté de lui, légèrement plus bas, et l'embrassa sous la poitrine. Sa bouche entama alors une descente le long du corps de son partenaire.

"- AAAAHHHH... Bah quand même... On y vient... Tu te décides enfin à passer aux choses sérieuses... Après le massacre que tu viens de faire, je crois que je mérite quand même que tu t'appliques... Allez Sandrine, c'est l'heure de la pipounette... La pipounette... La pipounette..."

Les lèvres se posèrent sur le nombril du jeune homme, la pointe de la langue dardant les replis de la peau. La chair de poule lui parcourait l'épiderme, et le sang affluait dans son sexe.
Il ferma les yeux pour immortaliser encore plus l'instant.

"- Vas-y coquine, vas-y, fais grossir la saucisse... C'est bientôt l'heure du hot-dog..." 

La bouche n'était plus qu'à dix centimètres du gourdin rose qui pointait vers le plafond. Dépressix sentit les mains de la jeune fille se crisper sur ses hanches. D'un instant à l'autre, elle goberait son membre.
5 centimètres... Hum...
4 centimètres... Hhuummm...
3 centimètres... Le plis de la peau entre la cuisse et la base du pénis était proche. Cette zone sensible délivrait des quantités de frissons, qui eux-mêmes déclenchaient des séries de contractions dans sa verge. Dépressix bandait à en faire pâlir un taureau. La pipe était proche... 
Il commença alors à compter en millimètres...
300 millimètres... Encore... Humm...
295 millimètres... 

"- Allez coquine, t'y es presque... Je peux déjà sentir le micro-climat dans ta bouche... Allez... On y croit... On y croit..."

L' improbable se produit alors. Un flux d'air lui caressa le bout du gland, une respiration, ou plus exactement, une expiration. 
Puis les sensations et les frissons recommencèrent, mais de l'autre côté de son bassin.
Il recommença à décompter la distance.
295 millimètres...
300 millimètres... 
4 centimètres... Mais, non...
5 centimètres... Putain, mais, c’est quoi ce bordel...
Il ouvrit les yeux, tira au maximum sur ses vertèbres et baissa la tête. 
Effectivement, ses terminaisons nerveuses ne l'avaient pas trompé: Sandrine avait changer de côté, se reculant pour éviter le mandrin dur comme de l'acier, au dessus duquel elle avait soufflé, avant d'entreprendre une remontée de son corps par l'autre versant.

Il analysa d’abord son geste.

“- Je n’y crois pas... Putain, j’y crois pas... Tout ça pour ça... Elle m’ a soufflé sur la bite!!! Nom de nom... Mais, t’as cru que c’était une bougie? Mais ça sert à quoi?”

Puis il pensa aux conséquences.

"- Attends, si tu remontes, ça veut dire que la pipe s’éloigne? Ok... Tu m'as bien eu, je le reconnais... En tout cas, t'as fait remonté Popole... Mais, rassure moi, tu sais que pour le faire cracher, il y a plus rapide que d’essayer de lui filer un rhum? Parce que sinon, je crois qu’on a pas terminer, et je te rappelle que je bosse tôt demain... Alors ce serait bien que t’arrêtes tes conneries, et que tu commences à mettre les mains..."

Elle s'arrêta, remonta d'un coup et l'embrassa furieusement... Trop furieusement pour être crédible. Ses tours de langue avaient retrouvé le même rythme que chez elle, quelques jours auparavant, annihilant toutes notions de plaisir. 
Mais contre toute attente, elle recommença une descente vers le saint Graal, mais plus rapide et plus décidée.

“- Merci mon Dieu, elle a compris... Allez, c’est par ici que ça se passe...”

Avant même qu’il ait fini de penser, elle était remonté à la hauteur de son visage et lui refouillait les amygdales à la vitesse d’une pré-adolescente un soir de feu d’artifice.

“- Mais putain, c’est pas possible... Tu fais durer le suspense, ok, c’est cool... Mais là c’est juste chiant... Et sans déconner, il ne te manque que l’appareil dentaire et j’ai l’impression de retrouver les galoches de fermières bretonne... Putain, si tu redescends encore en bas, tu vas bouffer du mister freeze, sinon je te jure que je prends les choses en main et que je vais croquer ta moule à pleine dents.”

Et elle recommença encore son cinéma. Elle descendit, le long de la poitrine, puis la cuisse, puis l’aine. Et là, dépressix plaqua ses deux mains sur la chevelure blonde, et ce fut comme dans un jeu vidéo: une tige, une trou, et le joueur qui essaie de viser pour emboîter les deux. 
Un coup à gauche... Même joueur joue encore...
Un coup à droite... Même joueur dernière essai...
Un coup n’importe où... Perdu... Pour la peine, une langue dans la bouche, en mode essorage “100 000 tours minutes”.

“- Bon, c’est bon... J’en RAS le cul... Sans déconner... Tu vas voir ce que tu vas voir...”

Il la saisit par les épaules et la redressa sur le lit en l’embrassant. Puis il glissa ses deux mains sur ses fesses, à l’intérieur de son jean et de sa culotte de grand-mère. Pesant de tout son poids, il la bascula et l’allongea, bien décidé à faire sauter son jean et à lui montrer ce que signifiait l’expression “pas de chichis”.
Encore une fois, ce fut comme dans un jeu vidéo, mais avec de nouvelles règles: un mâle en rut, un gros cul bien à l’abri dans un pantalon, et la propriétaire de ce fessier bien décidé à ne pas se retrouver nue.
Premier essai... Elle pesa de tout son poids, enfonçant son cul dans le matelas.
Deuxième essai... Elle propulsa ses deux grosses escalopes entre deux lattes du sommier...
Troisième essai... Elle pesa encore plus fort... Manifestement, se faire croquer le vagin ne rentrait pas dans ses prévisions.

“- Bon, là, je ends les armes... Je crois que j’ai compris... Sans déconner, on y est depuis combien de temps? Putain!!! 3h... Tout ça pour que la seule chose qui me touche la quéquette soit un courant d’air!!! NON, NON, NON!!!!!!! Mais c’est quoi ton problème, bordel, parce que là, il y a manifestement un soucis...”

Il remonta au niveau de son visage, puis effleura ses lèvres avant de poser sa tête sur son épaule. 
La base d’un couple réside dans la communication, et il savait que la meilleure chose à faire était de lancer une discussion. La soirée était encore un fiasco, et il savait que la nuit brasserait un lot écrasant de questions. Hors de question de l’écouter ronfler pendant que sa tête le torturerait.
Mais en même temps, il n’avait pas la force de se lancer dans un débat. Il ne lui restait que quelques heures pour dormir, et la journée du lendemain s’annonçait pénible.
La lumière se fit dans son esprit: il ne pouvait rester sur deux défaites consécutives. Il regarda les deux protubérances mammaires à quelques centimètres de ses yeux. Il n’avait qu’une seule à chose à faire... Depuis le temps qu’il en parlait avec ses amis d’enfance. L’occasion faisait le larron, et au moins, cette nuit lui conférerait une victoire, aussi maigre soit-elle. Et La demoiselle gardait le silence, alors pourquoi se priverait-il...

“- Après tout, quelle meilleure revanche pourrais-je jamais avoir sur une paire de nichons poilus et un massacre de testicules au rouleau compresseur?Et puis, après tout, c’est la solution de secours quand on s’emmerde avec une nana... Alors place au bateau à moteur!!! Et tant pis si je me prends un baffe...”

Il se plaça en face de la poitrine, puis saisit un nibard dans chaque main. Les écrasant l’un contre l’autre, il remplit ses poumons au maximum. Alors il plongea la tête dans les loches de Sandrine, collant sa bouche sur la peau. Puis il souffla en faisant vibrer ses lèvres, à la manière des jeunes enfants, en passant sa bouche d’un sein à l’autre. Les appels d’air créé sonnèrent alors comme dans “l’intitulé de l’exercice”, avec un bruit de moteur de hors bord, lancé à pleine puissance au large.
Les poumons vidés, Dépressix éclata du rire de la défaite, sous le regard médusé de l’aide soignante.

- Pourquoi tu rigoles? C’est quoi ce que tu viens de faire?
- Alors ça s’appelle, le bateau à moteur, et je me marre parce que quand je vais dire à mes potes, ils vont bien se marrer...

Etrangement, Sandrine ne releva pas. Rien, pas un mot, pas une claque... Ca ne semblait même pas la toucher que son mec puisse agir comme une gros connard.
Et là s’arrêtèrent les échanges...
Après les passages hygiéniques dans la salle de bain, les deux tourtereaux se couchèrent.
Et encore une fois, pendant que l’une dormait, l’autre réfléchissait à toute vitesse.

“- Quand même, là, je n’y comprends plus rien... N’importe qui m’aurait claqué la tronche... Enfin, n’importe qui aurait compris que c’est aussi par frustration... Mais c’est quand même incroyable... Il y a un truc qui cloche, c’est pas possible... Va falloir qu’on en parle. Mais je prends les paris que ce n’est pas elle qui lancera la conversation.”

Il se releva pour fumer une clope. Il constata alors qu’un sms l’attendait sur son téléphone portable. Glenn, évidemment.

Alors, ça y est? Tu lui as mis ce qu’il fallait?

Dépité, il répondit:

Mission failed... One more time...
... A suivre: Saison 2, acte 1, scène 11...

La question est: couper en deux ou pas... 
Oui, c’est long, mais en même temps, l’exorcisme, ça n’a pas de prix...
Comme d’habitude, replonger là-dedans révèle des détails oubliés, enfouis, et qui trouvèrent tout leur sens et leur résonance plus tard...
Bon, vu la longueur de ce qui précède, je ne vais pas vous prendre plus de temps... Place au générique!!!
Les enfants ont une excellente mémoire, et dans les jeunes années, certaines chansons peuvent s’inscrire et se graver dans leur subconscient.
Alors, quand quelques années plus tard, une mélodie vient raviver les méandres de l’esprit, des flashs resurgissent, avec eux certaines sensations. et les quelques notes de toujours saisir les tripes, pour les retourner et les faire voyager le long d’un chemin appelé sensibilité...
Nombreux sont les groupes de rock actuels à avoir revisité des classiques des années 80 (Orgy et “Blue Monday”, Manson et “Sweet Dreams”, Him et “Wicked Game”).
Mais putain, le jour où j’ai entendu le morceau choisi, actualisé, mais surtout transcendé par Dommin et leur pop-goth pour midinette, forcément, j’eus une révélation: en plus d’être certain que ce soit un des groupes que me défoncent le plus le bide actuellement, l’érection que m’a procuré cette reprise fut pleine de joie, mais également de honte.
De honte parce que le morceau original est ultra, mais alors ultra kitsch, bien qu’il restera à jamais comme un de plus grand tube new wave.
Et mon coeur débordait de joie parce que c’est le genre de morceaux oublié, sauf par un coin lointain de votre tête et de vos tripes. Le genre de truc que tout le monde connaît, et reconnaîtra, mais dont personne ne pourra sortir le nom du groupe qui l’a jeté à la face du monde...
Mais diablement efficace...
Alors, si vous êtes curieux, jeté une oreille à la chanson “I just died in your arms tonight” des Cutting Crews, je suis persuadé que quiconque a grandit dans les années 80 la connaît.
Puis écouté la version de Dommin, en studio ou en live, du pur bonheur pour votre côté romantique à l’agonie... En tout cas, ça marche pour le mien...

I just died in your arms tonight
It must have been something you said
Oh oh oh

I just died in your arms tonight 
It must have been some kind of kiss
I should have walked away